Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 21:37

Alors que Standard & Poor’s a dégradé la note triple A de la France, certaines collectivités locales pourraient bien en subir les conséquences.

 

En effet, cette agence de notation considère qu’une collectivité ne peut être mieux notée qu'un Etat sauf si elle dispose d’un degré d’autonomie fiscale et budgétaire suffisant, ce qui n’est pas le cas en France.

 

Autrement dit, aucune collectivité ne pourra conserver son triple A après la perte de celui-ci au niveau national car une bonne partie de leur budget provient directement de l’Etat. Une forte augmentation des taux d'intérêt ne serait ainsi pas à exclure, ce qui entraînerait un surcoût  à la fois pour l'Etat et les collectivités avec pour conséquence principale, un risque important de hausse des impôts y compris locaux.

 

Toutefois, la baisse des notes ne touchera pas forcément les conditions d’emprunt car les banques disposent de leurs propres indicateurs et l’influence de la note sur leur avis n’est pas avérée. Théoriquement, l'abaissement de la note d'un pays induit un risque plus élevé pour les investisseurs et se traduit par une hausse des taux.

 

Or, il est intéressant de noter que l'Agence France Trésor, qui gère la dette de la France, a annoncé, quelques jours après la dégradation, avoir levé près de 8 milliards d'euros avec succès et qui plus est, à un taux inférieur à celui obtenu lors de la précédente émission obligataire. La raison : la demande des investisseurs a été deux fois plus élevée que l'offre.

 

Conclusion : la loi de l'offre et la demande surpasse celle des agences de notation.

Par Association Agir Pour Créteil - Publié dans : Information Nationale - Communauté : Val de Marne
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