Vendredi 26 février 2010
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Nicolas Sarkozy a proposé aux partenaires sociaux d’entamer la réforme du système de retraites en avril. Voici les quatre leviers à leur
disposition.
Plus qu’un casse-tête, réformer les retraites est la garantie d’un bras de fer politique et social. Avant de s’attaquer aufond, Nicolas Sarkozy a reçu hier matin les
partenaires sociaux – qui appellent à la mobilisation le mois prochain – pour fixer l’agenda de la réforme. Verdict : pas de passage en force. Le chef de l’Etat, qui a proposé un début des
négociations en avril (après les régionales) s’est engagé à ce qu’elles durent «le temps nécessaire». L’enjeu est de taille: garantir le système de retraite par répartition. Edifié après la guerre,
il est basé sur la solidarité entre les générations, les actifs cotisant pour les retraités. Mais alors que la population vieillit et que l’emploi des seniors reste un problème, le dispositif est
en danger. Tandis qu’on comptait plus de deux actifs pour un retraité dans les années1980, on est aujourd’hui plus proche d’un actif et demi par retraité. Si l’on écarte l’idée, forcément
impopulaire, de baisser les pensions, il reste quatre leviers, en discussion d’ici à l’automne pour préserver la spécificité française.
1.
Cotiser plus
longtemps.
L’exécutif semble privilégier cette piste d’autant qu’elle est à l’oeuvre depuis 2003. Alors ministre du Travail, François Fillon avait fait
passer la durée de cotisation de 40,5 ans à 41 ans d’ici à la fin de 2012. Une nouvelle augmentation – toute la gauche n’y est pas opposée – ne pourra toutefois se faire sans prendre en compte la
pénibilité de certains métiers.
2.
Repousser l’âge
légal.
Voici le point qui cristallise le plus les critiques. Fixé à 60 ans depuis vingt-cinq ans (65 ans auparavant), il est un symbole intouchable pour
l’opposition et les syndicats. C’est toutefois le levier qui permet de renflouer au plus vite les 10 milliards d’euros de déficit du régime général. Le Conseil d’orientation des retraites
estime
le gain à 6,6 milliards d’euros d’ici à 2020 en passant à 62 ans. Le Medef milite, quant à lui, pour 63,5 ans. En moyenne actuellement, un salarié du privé part à la retraite à 61,5 ans.
3.Augmenter les
cotisations.
Nicolas Sarkozy, qui s’est engagé à ne pas toucher aux prélèvements obligatoires, s’y refuse en période de crise. François Fillon a néanmoins
rappelé, la semaine dernière, que l’option restait envisagée «dès que la situation économique le permettra». L’UMP refuse aussi de mettre les patrons davantage à contribution. «C’est faire du tort
à l’emploi», a déclaré son secrétaire général, Xavier Bertrand.
4.
Trouver de nouvelles
ressources. C’est l’un des credo de l’opposition. La première secrétaire
du Parti socialiste, Martine Aubry, a chiffré à «5 millions d’euros par an» le gain d’une éventuelle cotisation sur les stockoptions et les bonus bancaires. Olivier Besancenot croit de son côté
qu’inclure des cotisations sur les dividendes des actionnaires serait suffisant pour garantir le système. L’UMP répond qu’elle a déjà fait voter la taxation des stockoptions et que les niches
sociales ne peuvent être une réponse au problème des retraites.
Que font nos voisins
?
> Norvège: 67 ans. Les Norvégiens peuvent bénéficier d’un départ en préretraite à
62 ans.
> Allemagne: 65 ans. L’âge légal augmentera progressivement pour atteindre 67 ans en
2029. Mais la loi prévoit de nombreuses exceptions.
> Grande-Bretagne: 65 ans pour tous. Les femmes, qui pouvaient partir dès 60 ans,
rejoindront progressivement l’âge légal des hommes, fixé à 65 ans. Celuici sera ensuite repoussé à 68 ans.
> Espagne: 65 ans. Noyé dans les déficits, le gouvernement socialiste de José
Luis Zapatero prévoit derepousser progressivement l’âge légal à 67 ans.
> Pays-Bas: 65 ans. Le gouvernement veut relever l’âge légal à 66 ans d’ici à
2020 et à 67 ans d’ici à 2025.
> Portugal : 65 ans. L’âge légal a été relevé en 2007.
Par Association Agir Pour Créteil
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Publié dans : Information Nationale
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Ca c'est pour le système inadapté de la répartition. Mais cette partie des retraites est appelée à être de plus en plus faible. Il faut donc absolument développer les système par capitalisation à grande échelle.
Il faudra également mener une réflexion sérieuse vers un vrai systéme de capitalisation, c'est vrai. Soyons audacieux sur ce problème et essayons d'expliquer aux francais que cet enjeu doit dépasser les clivages "gauche-droite" tant ce problème est important pour notre pays.