Partager l'article ! Les résultats du premier tour - Analyse: Sur l’abstention • Un record absolu d’abstention pour des élections régionales ave ...
Sur l’abstention
son bilan calamiteux.
Sur le résultat des listes de la majorité
notamment. La majorité présidentielle est en tête dans 10 régions sur 26 contre 6 sur 26 en 2004.
Sur le résultat des listes Europe Ecologie
en étant prêts à déchirer leur programme du 1er tour.
Sur le résultat des listes FN
• Voter FN, c’est voter pour un président de gauche et une majorité socialo-communiste.
Sur le résultat des listes MODEM
• Les listes de gauche fusionnées incluant les communistes ne peuvent satisfaire les électeurs centristes.
Il ne s’agit pas d’un vote-sanction.
• Pour un vote-sanction, il faudrait une mobilisation très forte : ce n’est pas du tout le cas
aujourd’hui.
• Avec un score de 27,88 % aux européennes, les mêmes observateurs qui parlent aujourd’hui de
vote-sanction nous parlaient alors de succès pour la majorité présidentielle.
• C’est un échec pour les présidents socialistes qui n’ont pas réussi à intéresser les électeurs au conseil
régional et à leur travail.
• Cette faible participation montre la nécessité de la réforme des collectivités locales.
L’entre-deux tours sera délicat pour la gauche.
Une élection, ce n’est pas que de l’arithmétique. Les voix n’appartiennent pas aux listes. Ce n’est pas parce que
la gauche fusionne ses listes qu’elle va additionner les électeurs.
• Dès le soir du 1er tour, la gauche est entrée dans de grandes tractations et de petits arrangements
pour fusionner ses listes. Elle en oubliera d’écrire un projet cohérent et ambitieux pour les régions.
• Il y a des personnes de sensibilité de centre-droit qui ont voté Modem ou Europe-Écologie. Elles ne se
reconnaîtront pas au second tour dans des listes fusionnées avec les communistes et les amis de
Mélenchon.
• La seule chose qui les rassemble, c’est l’immobilisme et l’anti-sarkozysme : ça ne fait pas un programme, ni régional, ni
national.
• Pendant ce temps, nous gardons les mêmes listes, les mêmes projets que pour le 1er tour. C’est un
gage de clarté démocratique et de sincérité envers les électeurs.
La feuille de route pour le 2nd tour : projet et mobilisation.
La question qui va être posée aux électeurs la semaine prochaine est désormais très claire. Veulent-ils un
président de gauche ou un président issu de la majorité présidentielle, de droite pour leur région ?
• Un président de Gauche : plus d’impôts, plus de fonctionnaires et des régions qui font obstacle au
changement ; une majorité hétéroclite, instable et qui n’est pas d’accord sur la question fondamentale du
développement économique.
• Un président issu de la majorité présidentielle : zéro fiscalité supplémentaire, un président qui
accompagnera le changement plutôt que de le freiner et s’occupera des véritables compétences des régions
plutôt que de les utiliser à des fins politiciennes. Nos priorités sont celles des Français : emploi, sécurité,
développement économique.
• La campagne de 2nd tour a commencé le soir du 14 mars. Nous continuons de parler des idées, des projets
pendant que la Gauche fusionne encore ses
listes.
La stratégie d’union ne peut être remise en
cause par ces résultats.
Face à la question des réserves de
voix.
• Avec une abstention comme celle du 1er tour, les réserves de voix sont surtout
chez les abstentionnistes.
• Quelle crédibilité aurions-nous eue si nous nous étions présentés séparément dans les régions alors que
nous soutenons tous la politique de Président de la République et du Gouvernement ?
• Les listes ne sont pas propriétaires de leur voix.
• Les abstentionnistes du 1er tour ne le seront pas forcément au 2nd tour.
La période 2010-2012 : les réformes et l’élection
présidentielle
Il ne faut pas confondre les échéances. À enjeux régionaux, conséquences régionales. C’est aussi comme cela que l’on respecte l’institution régionale même si l’on connaît bien le désir de la gauche de l’instrumentaliser pour ses visées politiciennes.
Le message des électeurs.
• Nous ne sommes qu’au soir du 1er tour.
• Le Président et la majorité ont été élus en 2007 pour cinq ans avec un mandat très clair. L’élection
présidentielle avait été marquée par une participation record de 84 %. Une élection régionale à moins de
50 % de participation ne peut remettre en cause cela.
• Les problèmes de la France ne s’arrêtent pas aujourd’hui. Les réformes doivent continuer. Suivre la voie du Parti Socialiste, c’est arrêter les
réformes. Mais alors comment financera-t-on les retraites et la
dépendance ? Comment créerons-nous les emplois de demain, notamment industriels ? Il serait suicidaire d’arrêter les réformes. Voulons-nous le destin de la Grèce ?
• Il est normal d’écouter et de prendre en compte le résultat d’élections intermédiaires. Encore faut-il être
honnête et complet dans l’analyse de ces scrutins.
• La majorité maintient son socle. Notre électorat attend la poursuite de notre action de
modernisation de notre pays.
Perspectives 2012.
• Pas de conclusions nationales sur un scrutin régional à abstention record, 2 ans avant l’échéance.
• Les résultats locaux du PS ne résolvent rien ni de son problème de leadership ni de son absence d’idées et
de programme. D’ailleurs, le PS national tient dans un grand mépris ses élus locaux.
Le rythme des réformes : pas de pause même fin 2011.
• Le Président de la République a le souci du travail bien fait, il croit au courage et à la responsabilité en
politique. C’est pourquoi, il prévoit au second semestre 2011 de prendre le temps d’analyser, d’améliorer les
réformes déjà menées plutôt que d’en lancer de nouvelles.
• Il était nécessaire dès 2007 d’agir vite et sur de nombreux fronts pour enfin sortir la France de
l’immobilisme mais, à l’issue de 4 ans et demi d’action, nous prendrons le temps de dresser le bilan, de
réfléchir au perfectionnement de nos mesures.
• Ce ne sera pas un temps d’inaction d’autant plus que nous ouvrirons le chantier de la simplification
législative et administrative.