Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 12:12

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Les groupes de la majorité municipale de créteil sont-ils si honteux des résultats de leur politique pour remplir les espaces d'expression publique, comme cette tribune, de considérations plus ou moins fallacieuses sur l'action du gouvernement ?

 

Il est, par ailleurs, risible de voir le parti socialiste s'adonner à de telles critiques alors que ce parti, empêtré dans une pitoyable guerre des chefs, se montre incapable de fédérer les forces de gauche, et encore moins d'accoucher du moindre projet politique cohérent.

 

Mais que valent ces critiquent et sur quoi portent-elle ?

 

Tout d'abord, un point d’histoire : 1980 a été la dernière année où un gouvernement a présenté un budget à l’équilibre ; en arrivant au pouvoir en 1981, la gauche ouvrait les vannes des dépenses, creusant les déficits, gonflant l’endettement et alourdissant les charges sur les entreprises et les salaires. Les deux périodes d'accélération des déficits ayant été 1981 à 1986 (gouvernements Mauroy et Fabius) et 1991 à 1993 (gouvernements Cresson et Bérégovoy). 


Aujourd'hui, le chiffre du déficit public est impressionnant : plus de 140 milliards d’euros, soit 8,2% du PIB. Mais, face à une crise sans précédent depuis la Libération, Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont choisi de soutenir le pouvoir d’achat (qui n'a pas baissé pendant la crise), d’aider les entreprises et de relancer l’économie, cela afin d’éviter une déflation. Dans le même temps, les Etats-Unis, le Royaume Uni et l’Espagne accusent des déficits supérieurs à 10 % de leurs PIB respectifs.

 

En face, que proposent les socialistes et leurs « amis » ? Abolir le bouclier fiscal (moins de 500 millions d’euros), augmenter encore les impôts de ceux qui en payent déjà beaucoup, diminuer les aides aux entreprises et alourdir encore leurs cotisations sociales, au risque de provoquer un nouvel exode de capitaux, des délocalisations de sites industriels et un anéantissement de l’esprit d’entreprise.

 

L’effet produit par ces mesures serait catastrophique pour notre pays, qui occupe déjà le 5ème rang mondial pour le taux des prélèvements obligatoires.

 

Mais les socialistes en font fi et persistent, par idéologie, à vouloir appliquer des mesures qui ont montré leur inefficacité et leurs effets pervers sur l'emploi en France et ailleurs.

 

Le gouvernement a donc choisi de préparer la sortie de crise en évitant d’étouffer les Français sous les impôts et en misant sur leur capacité à entreprendre.

 

Plutôt que de diaboliser ceux qui ont placé leurs capitaux dans des pays moins confiscatoires, encourageons-les à rapatrier leur patrimoine afin de créer les entreprises de demain. A l'instar de nos voisins, travaillons une véritable amnistie fiscale liée au financement d’investissements productifs dans notre pays. Ce sera assurément plus efficace pour notre croissance que toute autre nouvelle taxe.

 

Ceci étant précisé, nous préférerions que les groupes de la majorité municipale de créteil, plutôt que de tenter de détourner votre attention sur la politique nationale, se consacrent aux nombreux problèmes de notre commune, qu'ils soient d'ordre financier, urbanistique ou sécuritaire. Mais on comprend bien pourquoi ils redoutent de s'exprimer sur ces sujets…

Par Thierry Hebbrecht - Publié dans : La Tribune des Elus APC - Communauté : Créteil 94000 Val de Marne
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