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La politique énergétique d'un pays comme la France est stratégique et ne saurait être traitée à la légère.
Quelles seraient les conséquences d'un abandon, même partiel, de la filière électronucléaire française ?
1. Pénurie d'électricité. L'Allemagne et la Belgique s'étant elles-mêmes placées dans cette position, elles ne pourront combler notre déficit de production. Qui le fera ?
2. Explosion du coût de l'électricité. Un doublement de nos factures d'électricité est une prévision optimiste, sans oublier les répercussions sur d'autres produits (billets de train…).
3. Licenciements massifs dans la filière, secteur à forte valeur ajoutée qui emploie des centaines de milliers de salariés.
4. Augmentation de notre dépendance énergétique, en particulier au gaz russe*.
5. Augmentation de nos émissions de CO2*, en contradiction avec nos engagements internationaux.
6. Diminution de la compétitivité de nos entreprises, alors que celle-ci est déjà très amoindrie depuis une douzaine d'années (chiffres OCDE). Cela entraînera inévitablement des plans sociaux.
7. Déclin de cette filière à l'export, les clients internationaux perdant confiance si le gouvernement ne la soutient plus. Encore des dizaines de milliers de chômeurs.
8. Diminution de nos marges de manœuvres diplomatiques. Plus nous serons dépendants des énergies importées et moins nous serons libres de notre politique internationale.
Et cette liste n'est pas exhaustive.
*En effet, il est mensonger de prétendre que l’électronucléaire serait remplacé par des énergies renouvelables. Le réseau électrique ne pouvant absorber plus de 30% d'énergies fluctuantes, il faudrait nécessairement des centrales stables, donc thermiques. C'est pourquoi le photovoltaïque ne peut constituer qu'une réponse d'appoint.
En face, quels bénéfices en tirerions-nous ?
1. Une meilleure sécurité industrielle ? FAUX : depuis 60 ans, l’électronucléaire a causé infiniment moins de pertes humaines que les filières traditionnelles (charbon, gaz, fioul), à l’origine de millions de morts. Rappelons que le séisme du Japon a causé 26 000 morts, mais aucune victime due à l’accident de Fukushima, démontrant l’efficacité de la sûreté nucléaire.
2. Une meilleure sécurité sanitaire ? FAUX : la radioactivité artificielle est infime face à la radioactivité naturelle. Chaque année, un Français est exposé à 2,5 mSv de radioactivité naturelle (mais 6 pour les Bretons et jusqu'à 80 en Inde), 0,7 mSv de radioactivité médicale et 0,1 mSv de radioactivité artificielle, dont moins de 0,01 mSv dû à la filière électronucléaire. Cela signifie que même si on arrêtait toutes les centrales, cela ne changerait pas le niveau d'exposition des Français !
3. Une meilleure sécurité environnementale ? FAUX, pour les mêmes raisons : la radioactivité naturelle est de très loin supérieure à celle de l'électronucléaire.
Ainsi, lorsque l'on examine objectivement la balance bénéfice/risque d'un tel projet, son ineptie apparaît flagrante. L'IRSN (organisme indépendant) a lui-même souligné qu'aucune centrale n'avait besoin d'être fermée pour raison de sécurité.
En hypothéquant l'avenir énergétique, industriel et économique de la France dans le cadre d'un marchandage électoral indigne, les écologistes ont fait preuve d'une inconséquence pathétique, mais qu'on leur connaissait déjà. En revanche, François Hollande, lui, démontre qu'il n'est pas assez mûr pour prendre en main la destinée de la France. Et même si l'alliance PS-EELV parvenait au pouvoir à la suite de ce poker menteur, elle exploserait dès que le sujet du nucléaire serait remis sur la table, plongeant la France dans une crise politique qui s'ajouterait à la crise économique aggravée qui l'accablerait alors. Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?
Stephan SILVESTRE
Le 7 décembre prochain, venez protester contre la nouvelle hausse des tarifs des transports !
Le mercredi 7 décembre, lors de son conseil d’administration, le STIF proposera une nouvelle augmentation des tarifs des transports franciliens : + 2,5% applicable au 1er juillet 2012, y compris pour les cartes imagin’R des jeunes (applicable à la rentrée scolaire 2012-2013).
C’est la troisième augmentation depuis le début de la mandature (en 2010 et 2011, les tarifs avaient déjà respectivement augmenté de
3,9% et de 2,7 % en moyenne).
Depuis 2010, les tarifs auront ainsi augmenté de 7 à 10% pour 85% des usagers.
Et le mouvement ne fait que commencer puisque Jean-Paul Huchon et Cécile Duflot préparent la mise en place du tarif unique.
Hausse des prix d’un côté, dégradation de la qualité de service de l’autre !
Pour protester contre cette nouvelle augmentation, les élus du groupe Majorité Présidentielle du Conseil
régional d’Ile-de-France organiseront un tractage à Saint-Lazare (devant la « bulle », Cour de Rome) le 7 décembre, à 8h. Ils manifesteront ensuite à 9H
devant le STIF (39 bis – 41 rue de Châteaudun Paris 9ème ; métro : St Lazare ou Le Peletier).
Pour ceux qui souhaitent se joindre à cette initiative, merci de contacter le secrétariat du groupe Majorité présidentielle au 01.53.85.68.05 / 68.84.
Nous vous attendons nombreux !
Groupe Majorité présidentielle au Conseil régional d’Ile-de-France