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Créteil va-t-elle devenir encore davantage une ville dortoir ? C’est une des questions que m’ont posé de nombreux Cristolien ces derniers jours à l’annonce de ce nouveau projet de quartier, accepté et soutenu par la majorité municipale.


Le groupe UMP s’oppose à ce projet, non par idéologie mais par pragmatisme.


La volonté de la société Pernod Ricard, propriétaire de ce site, de reconvertir cette friche industrielle est louable, mais le choix d’en faire un site résidentiel dense nous paraît contestable.

En effet, ce site, situé dans une zone d’activités (Petites Haies, Castorama, Boulanger…), est parfaitement adapté pour accueillir une activité économique, voire industrielle, de grande ampleur qui favoriserait l’emploi et le commerce sur la ville. Une pépinière de PME-PMI serait un bon exemple d’une utilisation judicieuse de cette zone.


Malheureusement, la municipalité continue de rejeter toute perspective de développement économique de la ville, préférant privilégier la quête sans fin de dotations publiques pour compenser l’appauvrissement de notre ville. Sa priorité reste inchangée : construire toujours plus de logements collectifs, qu’elle pourra distribuer non sans arrière-pensée aux nouveaux arrivants.


C’est dans cette logique qu’elle a validé ce projet de quartier de 2 000 à 2 500 nouveaux habitants, qui seront coincés entre l’A86 et la N6. Aux questions des riverains de ce quartier, préoccupés par la saturation des écoles et des transports, Monsieur le Maire n’a pu formuler que des réponses évasives. Et ils ne sont pas les seuls, puisque le maire de Maisons-Alfort, située à la limite nord du site, a aussi dénoncé la densité de ce projet.


Avant de se lancer dans de nouveaux projets de ce type, la municipalité ferait bien de se préoccuper des quartiers existants : la Pointe du Lac, qui a grand besoin d’être dynamisée, les Petits-Prés-Sablière et les Bleuets-Bordières, dont les habitants ne sont toujours par fixés sur leur sort.


Autre exemple des erreurs de la politique urbanistique de la ville : le logement étudiant.


La municipalité peut, à juste titre, se féliciter de l’implantation de plusieurs facultés.


Seulement, si la façade est séduisante, l’arrière salle l’est moins. Il semblerait que la municipalité aille plus vite que la musique en oubliant de construire les équipements nécessaires pour accueillir les milliers d’étudiants qui viennent chaque jours – parfois de très loin faute de logement – sur les quelques sept sites que compte la ville. Pire, certaines résidences étudiantes ferment, comme la résidence du Petit Chou, dans le secteur du Palais, fermée l’été dernier pour cause d’insécurité et d’insalubrité !  


La municipalité a beau faire des annonces de constructions nouvelles de résidences étudiantes, le déficit d’équipements est réel et ne pourra être compensé avant plusieurs années. Alors que le nombre d’étudiants ne cesse de croître d’année en année et que leurs difficultés à se loger s’accentue, la municipalité ferait mieux de se préoccuper de leur sort plutôt que de s’appliquer à dénouer les maillons du vivre ensemble cristolien.

 

Thierry Hebbrecht

Par Association Agir Pour Créteil - Publié dans : La Tribune des Elus APC
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Alors que Standard & Poor’s a dégradé la note triple A de la France, certaines collectivités locales pourraient bien en subir les conséquences.

 

En effet, cette agence de notation considère qu’une collectivité ne peut être mieux notée qu'un Etat sauf si elle dispose d’un degré d’autonomie fiscale et budgétaire suffisant, ce qui n’est pas le cas en France.

 

Autrement dit, aucune collectivité ne pourra conserver son triple A après la perte de celui-ci au niveau national car une bonne partie de leur budget provient directement de l’Etat. Une forte augmentation des taux d'intérêt ne serait ainsi pas à exclure, ce qui entraînerait un surcoût  à la fois pour l'Etat et les collectivités avec pour conséquence principale, un risque important de hausse des impôts y compris locaux.

 

Toutefois, la baisse des notes ne touchera pas forcément les conditions d’emprunt car les banques disposent de leurs propres indicateurs et l’influence de la note sur leur avis n’est pas avérée. Théoriquement, l'abaissement de la note d'un pays induit un risque plus élevé pour les investisseurs et se traduit par une hausse des taux.

 

Or, il est intéressant de noter que l'Agence France Trésor, qui gère la dette de la France, a annoncé, quelques jours après la dégradation, avoir levé près de 8 milliards d'euros avec succès et qui plus est, à un taux inférieur à celui obtenu lors de la précédente émission obligataire. La raison : la demande des investisseurs a été deux fois plus élevée que l'offre.

 

Conclusion : la loi de l'offre et la demande surpasse celle des agences de notation.

Par Association Agir Pour Créteil - Publié dans : Information Nationale
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